+1 514 736 4829 pickwinsca@gmail.com 700 Rue Saint-Antoine E, Montréal, QC H2Y 1A6
Le journal de l'atelier

Comment choisir son bois massif sans se tromper

Quand on commande un meuble en bois massif, la première question qu'on se pose est souvent la bonne : chêne ou noyer, érable ou frêne ? Ce n'est pas une question de budget au départ, c'est une question d'usage. Le chêne blanc reste la valeur sûre : dur, stable, il encaisse les chocs et vieillit bien dans une maison montréalaise où l'air devient sec en janvier. L'érable est plus clair et prend très bien les teintes naturelles, ce qui explique pourquoi on le retrouve si souvent dans les cuisines. Le noyer, lui, coûte plus cher mais donne cette profondeur brun-cacao qu'on associe au mobilier haut de gamme. Le frêne, très proche du chêne visuellement, est souvent la meilleure façon d'économiser sans sacrifier la solidité. La deuxième chose à comprendre, c'est que la finition compte plus que l'essence. Un chêne mal huilé jaunit en deux ans dans un salon exposé plein sud. Un vernis mat de qualité, appliqué en atelier, protège la surface sans masquer le grain. On conseille l'huile dure pour les tables et les plans de travail, parce qu'une rayure se répare localement avec un peu de papier abrasif fin et une nouvelle couche. À l'inverse, un vernis polyuréthane tient mieux sur les meubles très sollicités comme les comptoirs de cuisine, mais il demande un ponçage complet pour être refait. Il y a aussi la question de la stabilité. Un meuble en bois massif bouge : il prend un peu d'humidité en été, la relâche en hiver quand le chauffage tourne. Les bons ébénistes prévoient ce mouvement en laissant des jeux, en orientant les planches dans le bon sens et en assemblant avec des tenons qui suivent le fil du bois. Si vous voyez une table dont le plateau est collé rigidement dans tous les sens sur sa base, méfiez-vous : elle craquera à la première saison. Finalement, demandez toujours où a été scié le bois. Du chêne récolté en Outaouais et séché à l'atelier aura moins travaillé pendant le transport que du bois importé d'Europe ou d'Asie. Chez Pickwinsca, on travaille principalement avec des essences québécoises et on laisse sécher les planches plusieurs mois avant de les couper. C'est long, mais c'est ce qui explique qu'un meuble livre dix ans plus tard sans qu'on ait eu à revenir.
À lire aussi

D'autres articles de l'atelier

Planches de bois massif dans un atelier de menuiserie
Matériaux

Comment choisir son bois massif sans se tromper

Chêne, érable, noyer ou frêne : ce qui change vraiment pour un meuble qui doit tenir dix ans dans une maison chauffée.

Lire l'article
Petit salon montréalais avec rangement toute hauteur
Aménagement

Aménager un petit appartement à Montréal

Circulations, rangement au plafond, éclairage en trois points : comment gagner de la place sans casser un mur.

Lire l'article
Prendre rendez-vous

Votre pièce mérite une vraie réponse

Envoyez quelques photos et une idée de budget. On vous rappelle avec un ordre de grandeur honnête et une proposition de visite à domicile, sans engagement de votre part.

Montréal Laval Rive-Sud Atelier au Vieux-Montréal
Décrire mon projet